La chasse

La chasse, une activité  très réglementée

Période de chasse

Chaque année, la chasse ouvre le deuxième dimanche de septembre, pour quatre mois. Durant cette période, il n’y a toutefois pas de chasse les mardis et vendredis de septembre, et les vendredis jusqu’à la clôture de janvier. Les lâchers de petits gibiers (perdreaux et faisans essentiellement) ont lieu une fois par mois sur cette même période.

Organisées par l’Amicale des Chasseurs de Gréasque une fois tous les quinze jours, de mi-août à fin février, les battues aux sangliers se font sous couvert de la Préfecture et de la Mairie, afin d’éloigner les sangliers des habitations et d’en réguler le nombre croissant pour minimiser les dégâts occasionnés. Le calendrier des battues est consultable auprès de la Mairie ou de l’Amicale des chasseurs.

Territoire de chasse

La chasse est active sur un territoire bien défini. Des plans précis existent. Il s’agit de terres communales forestières sur Gréasque, ainsi que de terres louées sur Gardanne. Ces secteurs de chasse sont signalés par des panneaux répartis régulièrement tout autour, notamment aux entrées des chemins DFCI.

Sur ce territoire, des zones de réserve où la chasse est interdite sont elles aussi déterminées (notamment, la zone autour du Tombereau).

Organisation de la chasse & sécurité

L’Amicale des chasseurs de Gréasque comprend un garde-chasse (Julien Siddi), trois piégeurs et des chefs de file pour les battues. Chaque jour, avant la chasse elle-même, des repérages sont effectués afin de voir les zones de passage des sangliers. Les chefs de ligne peuvent alors positionner les équipes. Pour mettre en sécurité chasseurs et autres usagers de la Forêt, l’Amicale de Gréasque a installé plusieurs miradors, permettant des tirs plongeants, c’est à dire vers le sol : en cas de raté, la balle se fiche en terre.

« Hélas, certains méconnaissent nos actions et nous déplorons des dégradations sur les installations mises en place pour sécuriser les tirs (les miradors). A l’Amicale des Chasseurs, au Comité Communal des Feux & Forêt, nous mettons la main à la pâte dans la forêt communale. Nous entretenons les chemins pour les pompiers et aussi les promeneurs, nous signalons tout danger, nous veillons sur la forêt parce que nous l’arpentons sans cesse et toute l’année. Nous en connaissons chaque recoin et sommes, nous aussi, des protecteurs de la nature. Nous en faisons partie ! D’autres personnes s’en préoccupent également, comme ceux qui nettoient le Vallat des détritus acheminés par les orages. Nous œuvrons tous dans le même sens. Nous aussi nous nettoyons la Forêt et, avant tout, nous ramassons nos cartouches après tirs. Nous sommes des citoyens responsables. Concernant nos chiens, nous ramassons toujours leurs déjections lorsqu’il le faut. Dans la forêt communale de Gréasque, il y a la place pour tous ses usagers : promeneurs, sportifs, ramasseurs de champignons, chasseurs. » Lionel Bœuf, Président .

L’Amicale des Chasseurs participe activement aux travaux de la Commission extra-municipale Forêt, dans laquelle sont traités différents points essentiels, comme la sauvegarde de l’intégrité de la forêt, l’organisation des travaux d’aménagement et la gestion de la forêt, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine et dans laquelle tous les acteurs concernés (ONF, Comité Communal des Feux & Forêt, Carbonière de Provence, usagers et propriétaires privés, chasseurs, sapeurs forestiers, Syndicat d’initiative) travaillent ensemble.

En période de chasse, quelques précautions sont à prendre, notamment par les vététistes car, arrivant vite, il est plus difficile de les entendre. Pour les marcheurs et coureurs, il est toujours conseillé de porter un gilet fluo. Tout promeneur, à pied ou à vélo dans la forêt les jours de chasse ne craignent rien sur les sentiers DFCI. En dehors de ceux-ci, s’ils entendent des chiens aboyer, il ne faut pas se diriger vers eux.
Un usage à respecter, un rôle à jouer

Toute l’année, même en dehors des périodes de chasse, les chasseurs se promènent en forêt et sont les témoins de ce qui s’y passe, notamment en ce qui concerne la vie sauvage.

Entretien

Les chasseurs entretiennent les bords des chemins et maintiennent les voies ouvertes en forêt. Cela en garantit l’accès aux services de secours en toutes circonstances. Bien évidemment, en tant qu’usagers réguliers de la forêt, ils assurent également le nettoyage des débris qui pourraient y traîner et signalent aux services techniques ceux qu’ils ne peuvent pas emporter.

Nourrissage

Les chasseurs mettent en œuvre l’agrainage selon la réglementation en vigueur, reprise dans l’arrêté préfectoral prescrivant, à titre exceptionnel, les règles de dissuasion du sanglier et de sécurité de la chasse dans le Département des Bouches-du-Rhône. Il s’agit notamment de nourrir les sangliers pour les éloigner des zones urbanisées, remplir les abreuvoirs, reconstituer un bassin d’eau en bas de la voie romaine, entretenir les chemins, créer plus de vingt emblavures et manges dans Les Euves pour y planter et nourrir le petit gibier. Les chasseurs sont des bénévoles qui s’investissent et qui ont un rôle, eux aussi, au service de la Forêt, de sa faune et de sa flore.

Biodiversité

Dans le cadre de la réforme de la chasse de juillet 2019, afin de renforcer les actions pour la biodiversité et l’éducation à la nature, une éco-contribution a été mise en place. Chaque chasseur paie 5 € sur son permis pour financer des actions en faveur de la biodiversité; l’Etat apportant une contrepartie du double, soit 10 € par chasseur.
75 % des zones humides, qui ont un rôle et des fonctions clés dans l’écosystème, sont gérées, préservées et entretenues par les chasseurs pour éviter leur disparition.

A savoir ! Les fédérations départementales des chasseurs sont des associations agréées au titre de la protection de l’environnement (baguer des oiseaux, apporter une aide alimentaire en période critique, réguler les espèces invasives, étudier et suivre des espèces migratrices, entretenir passages et sentiers pour la faune, estimer l’évolution des populations animales, ramasser les déchets dans la nature, …).

Les 100 Ans de l’Amicale des Chasseurs

La première réunion de l’Amicale des chasseurs a eu lieu le 25 février 1922, au Thubet, en pleine Forêt. à l’époque, la Forêt était habitée et les chasseurs louaient certains lieux au Comte de Castellane, pour la chasse. Gréasque était à l’origine, un pays de mineurs. C’est-à-dire que l’on allait travailler à la mine le matin, et on chassait à l’air libre l’après-midi (ou inversement).

Aujourd’hui, l’Amicale des Chasseurs compte 120 adhérents dont 50 % de Gréasquéens ; les extérieurs participent surtout aux battues et non à une chasse régulière sur le territoire communal.

La chasse est liée à l’histoire rurale de Gréasque, à son patrimoine et est aussi un lieu de brassage social et générationnel. Sans compter que les chasseurs ne chassent pas que pour eux : 44 % de la venaison est donnée à des non-chasseurs. L’Association organisera une belle fête, pour ses 100 ans début 2022.

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