Patrimoine

Notre Dame des Mines

Au pied de la colline du centre de loisirs, visible depuis la place des Mineurs, un nouvel aménagement est sorti de terre et attire les regards des badauds.

Il s’agit d’une vitrine, cerclée d’une armature métallique et abritant la maquette de l’ancienne chapelle, aujourd’hui disparue, qui était jadis implantée au sommet de la butte. Elle était placée sous le patronage de Saint Joseph, de Saint Pierre et de Sainte Barbe, patronne des mineurs.

La chapelle, désignée sous le vocable de Notre Dame des Mines, fut édifiée par le maître maçon Antoine Boyer entre 1870 et 1874. Le terrain fut cédé à la commune par la compagnie minière qui agrémenta son don d’une aide financière destinée à la construction. A cette occasion, d’importants travaux d’aménagements paysagers furent entrepris et plus de 200 arbustes furent plantés sur la colline, des pins, des cyprès, des fusains et d’autres espèces.

Le 4 décembre 1876, la chapelle ne put contenir les nombreux fidèles venus assister à l’installation de la statue de la sainte patronne des Mineurs.

A partir de 1905 et la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, les dépenses d’entretien ne furent plus assurées et la chapelle connut une période de désaffection. A partir des années 50, elle est abandonnée et devient progressivement une ruine. Dans les années 70, faute de moyens pour la reconstruire, la Municipalité décide de la démolir définitivement pour des raisons de sécurité.

Georges Ambrosiano, conseiller municipal, passionné par le patrimoine et l’histoire de son village, décide de reproduire la chapelle en réalisant une maquette très réaliste, au 1/10ième.

Jean Delfour y participe en créant des vitraux miniatures. Alain Garcia complète la petite équipe et fournit le bénitier d’origine qui se trouvait dans l’ancienne chapelle.

Michel Ruiz, le Maire, a rapidement soutenu le projet et sollicité une subvention du Département (70 % du montant hors TVA). La commune a pris en charge le coût du dôme vitré pour 3 540 € TTC. Des dons privés des administrés ont également été récoltés pour 484 €. Le coût de cette mise en valeur patrimoniale reste donc très raisonnable permettant à la Municipalité d’envisager, en complément, un éclairage de la chapelle.

La procession organisée pour Sainte Barbe, le 4 décembre prochain, de l’Eglise du village vers le puits Hély d’Oissel, fera étape à la chapelle rendant hommage à ce lieu qui pendant près d’un siècle a accueilli les mineurs et jalonné les grandes étapes de leurs vies familiales.

L’ancienne gare

Elle date de 1901. Les premières élections de l’après guerre eurent lieu le 10 décembre 1919 et Léopold Boi fût élu Maire de Gréasque (1919-1929), avec comme adjoint François Negrel. Les trains de voyageurs de la ligne Aubagne-La Barque ayant été supprimés pendant la durée de la guerre, le conseil municipal de Gréasque émit le vœu, le 21 décembre 1920, auprès de la compagnie du PLM, qu’ils soient rétablis.

 

 

 

 

 

 

“En espérant que tous les trains de luxe à l’usage des capitalistes qui vont villégiaturer sur la Côte d’Azur seront rétablis, la compagnie du PLM daignera rétablir un train pour permettre aux populations ouvrières du village du Bassin Minier de pouvoir se rendre soit à Marseille, soit à Aix en Provence sans être obligés

 

Le Château et l’Eglise

 

 

 

 

 

 

Pendant le Moyen Age, Gréasque est qualifié de villa, c’est à dire de village sans château ni rempart. Le château fut bâti par les Ollières au début du XVIIe siècle. Le Marquis de Castellane – Majastre seigneur s’est longtemps battu pour conserver sa terre et son château, jusqu’à ce qu’il soit cédé par concession à la société des charbonnages des Bouches du Rhônes. Le 13 juin 1990, le Maire Suzanne MAUREL – CHORDI et son Conseil Municipal l’acquière et le restaure dans les règles de l’art.

Les Moines de Saint Victor assurèrent le service de l’église jusqu’en 1656. Le prieuré passa sous la juridiction de l’archevêque d’Aix. En 1659, le cardinal Grimaldi trouva tout en ordre à Gréasque. A la fin du XVII ème siécle c’était le curé du Fuveau qui desservait la paroisse de Gréasque ainsi que celle de Belcodène et cette de Saint Savournin.

L’église tomba en ruine en 1770. Elle fut reconstruite une première fois à cette date. Puis en 1846.

On trouve encore à la Mairie les procés verbaux des délibérations municipales de 1716 à la révolution. Aucune vente des biens nationaux ne fut entreprise à Gréasque

En fonte, elle mesure 1,80 M de hauteur et pèse 300 Kg.

Elle fût érigée et bénie sur le cours de Gréasque le dimanche 2 juillet 1864, au cours d’une mission Jubilé, année de la consécration du nouveau sanctuaire de Notre Dame de la Garde. En 1904, elle fût déplacée, suite à de fâcheux événements et elle se trouve actuellement dans l’entrée de l’église.

Des travaux de rénovation ont été effectués en 2012

Cérémonie d’inauguration de ces travaux de restauration le dimanche 10 février 2013.

de passer une nuit dehors pour faire un voyage de 29 kilomètres.

La Forêt

 

 

 

 

 

 

L’ensemble de la forêt repose sur des calcaires marneux du Fuvélien (crétacé supérieur).Il s’agit de calcaire gris en plaquette ou gros bancs parfois argileux. Les stations forestières rencontrés appartiennent à deux grands groupes : ” chênaie pubescente méditerranéenne et chênaie verte chaude.”

Sous le sentier qui descend sous le parc du château, nous avons remarqué la présence de Baguenaudiers, cet arbrisseau de notre région méditerranéenne à fleurs jaunes et à gousses renflées en vessie, de la famille des papillonacées, autour du buplèvre ombellifére comme le fenouil et à feuille d’oreille de lièvre.
Lance cette plante grimpante (arrapelo) de la famille des rubiacées, dont les feuilles sont collantes, était autrefois cultivée dans le midi de la France, pour sa racine qui fournit l’Alzarine, substance colorée rouge. Quelques arbousiers, dont les feuilles rappellent celles du laurier et dont le fruit comestible est l’arbouse, bordent le sentier.

Sur notre parcours le cytiste est abondant, cet arbuste à grappes de fleurs jaunes est à feuilles de trèfle se multiplient aisément (genesto). Dans le fond du chemin, quelques ifles et érables de Montpellier, érables champêtres, sorbiers s’étalent dans la direction du tombereau. Les pins d’Alep portent encore la trace des résines.

En franchissant le ruisseau de la Tréyère, pratiquement à sec selon la saison, nous constatons que le genêt d’Espagne est défleuri, mais de petites plantes grasses forment un tapis ; c’est l’orpin, du ciste cotonneux à fleurs roses et des petites fleurs bleues : L’aphyllante. Sur le plateau du tombereau, le terrain est beaucoup plus sec, c’est le domaine du chêne kermès et de l’argeras, du millepertuis, de la bourrache ainsi que de la centaurée.
Et voici la foret de chênes verts. Des trois chênes c’est celui dont les feuilles sont le plus foncées sur une face, mais les plus blanchâtres sur l’autre. Ses glands sont amers et ont servi à l’alimentation humaine, ce sont les euves ou éouves en provençal.

Notre forêt présente de nombreux témoins de l’activité minière : descenderie, aujourd’hui fermée, crassiers, four à chaux, et lorsque ces lieux sont abandonnés, diverses essences s’installent.

Notre forêt en 2018

Avec presque 300 hectares de superficie, la forêt de Gréasque est un véritable poumon vert pour le village.

Principalement composée de pins et de chênes, elle offre de nombreuses activités pour les habitants : chemins de randonnée, course à pied, VTT, équitation, chasse, jeux pour enfants, …

Utilisée par beaucoup, la forêt fait partie intégrante du patrimoine de Gréasque et a besoin d’être préservée. Différents acteurs contribuent à sa protection tout au long de l’année.

Le Comité Communal des Feux de Forêts

Comptant une vingtaine de bénévoles, le Comité Communal des Feux de Forêts de Gréasque a à cœur de préserver l’environnement et de protéger la forêt.

Les missions du CCFF sont principalement de surveiller les massifs, sensibiliser le public, assister les secours et apporter son concours en matière de Défense de la Forêt Contre les Incendies (DFCI).

Pour l’année 2017, le CCFF de Gréasque a effectué pas moins de 195h de patrouilles dans la forêt du 1er juin au 30 septembre, avec heureusement aucun départ de feu à déplorer.

Au cours de l’année, les bénévoles sont également allés à la rencontre des élèves de CM1 et des enfants du Centre de Loisirs pour les sensibiliser sur la protection de la nature et les risques encourus en forêt.

Le CCFF effectue aussi le contrôle des bornes incendie, du respect des obligations légales de débroussaillement, de l’état des chemins forestiers et des barrières DFCI avec les Sapeurs-Pompiers de Fuveau.

Une commission extramunicipale forêt mobilisée pour la lutte contre des dépôts et stationnements sauvages sur la commune

Créée en novembre 2014, la commission extra municipale forêt a pour objectif la préservation et l’entretien du patrimoine forestier de Gréasque. Elle réunit des élus du Conseil Municipal et des partenaires extérieurs (Office National des Forêts, CCFF, chasseurs, …).

Deux problématiques y sont particulièrement traitées : les dépôts sauvages de déchets et le stationnement abusif des véhicules en tout genre.

A cet effet, des travaux ont été effectués à l’automne 2017 sur les trois principales entrées en forêt : le Thubet, les Euves et le Vallat.

La création de plusieurs parkings et l’installation de barrières en bois ont pour but de canaliser le stationnement pour minimiser son empiètement sur la végétation et limiter au maximum les dépôts sauvages.

Les barrières ont été placées suffisamment près de la route mettant ainsi les gens à découvert pour les dissuader de jeter. Pour rappel ; le dépôt sauvage de déchets est passible d’une amende allant de 35 à 1524€.

D’ici la fin de l’année, la mise en place de panneaux d’informations avec les textes de loi, les montants des peines encourues et des éléments de sensibilisation est prévue. Ces lieux bénéficient déjà d’une surveillance rapprochée de la part de l’ONF.

Coupe de bois : l’entretien de la forêt passe aussi par là

La forêt de Gréasque est publique et propriété de la commune. Elle bénéficie du régime forestier et est ainsi gérée et surveillée par l’Office Nationale des Forêts.

Chaque jour, les forestiers veillent à l’entretien, au développement et au renouvellement des espaces naturels. Pour ce faire, l’ONF prévoir périodiquement des coupes de bois dites d’éclaircies.

Elles visent à améliorer le peuplement en prélevant certains arbres préalablement désignés par le forestier, afin de réduire la concurrence au profit des plus beaux sujets dits « dominants ».  Ainsi, seront prélevés prioritairement les arbres mal venants et dépérissants, en favorisant localement le chêne pubescent lorsque celui-ci est suffisamment présent.

Deux coupes ont été prévues pour l’année 2018 :

– une de 314m3 de volume de 17ha surplombant le Tombereau prévue avant cet été

– une de 690m3 de volume pour 11.5ha prévue pour cet automne

Ces coupes sont un traumatisme nécessaire pour la forêt, elles garantissent son renouvellement.

Ces travaux d’amélioration ne couteront rien, au contraire ils apporteront un revenu à la commune. En effet, le bois à récolter fait l’objet d’une vente organisée par l’ONF.

Pour autant l’objectif premier de ces opérations n’est pas la rentabilité économique mais bien la valorisation du bois issu de cette coupe d’éclaircie. Celui-ci sera en effet transformé en pâte à papier et en bois énergie destiné à destination de chaudières domestiques.

Les rémanents de coupe, c’est-à-dire les restes de branches, seront abandonnés en forêt pour des raisons écologiques, car le bois mort est nécessaire pour la production de l’humus forestier, le maintien des équilibres écologiques et le cycle du carbone. Le bois mort sera cependant évacué des bords de pistes pour maintenir la bande débroussaillée de sécurité en bon état.

La protection de la faune, une priorité pour l’Amicale des Chasseurs

Troisième loisir préféré des Français, la chasse reste généralement mal vue par la société. Pourtant, le chasseur est un acteur incontournable de la protection de la nature : par la connaissance de la faune mais aussi par son implication dans l’aménagement des milieux, le maintien de la biodiversité, la régulation des espèces invasives, …

A Gréasque, les adhérents de l’Amicale des Chasseurs ont à cœur la préservation de la forêt et de ses habitants, tout au long de l’année et pas seulement pendant la saison de chasse.

L’association a ainsi installé de nombreux abreuvoirs et acquis un porteur d’eau pour les alimenter afin que les animaux puissent s’hydrater même en période de sécheresse. Tous les ans, l’association importe des lapins d’Espagne pour remplacer la population locale déclinante. Le lapin est le premier maillon de la chaine alimentaire, sa présence est donc importante à la survie des autres espèces. Les chasseurs aident aussi à la régulation de la population de sangliers en organisant des battues pendant la saison de chasse et en participant aux battues organisées par la Préfecture. Le sanglier n’a pas de prédateur naturel dans la Région et sa prolifération entraine des dégâts matériel : dégradation de jardin, accident de la route, … Le rôle des chasseurs est alors essentiel.

Saison 2018/2019

Pour la saison 2018/2019, la chasse sera ouverte du 9 septembre 2018 au 28 février 2019, les battues seront autorisées du 10 août 2018 au 29 mars 2019.

Durant la saison, la chasse est autorisée :

6 jours / semaine les lundis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis et dimanches du 9 septembre au 1er octobre,

et 7 jours / semaine du 2 octobre jusqu’à la date de fermeture.

Nouvelles conditions d’accès aux massifs

Du 1er juin au 30 septembre, l’accès, la circulation, la présence des personnes et les travaux dans les massifs forestiers sont réglementés par arrêté préfectoral.

Pour l’année 2018 et afin d’harmoniser la réglementation avec les départements limitrophes une nouvelle signalétique a été mise  en place dans les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes.

 

 

 

 

 

 

0 Partages